- Viviane Cangeloni
- 21 nov. 2025

Je venais de terminer un projet autour du féminin à partir d’une question pourquoi tu cries, pourquoi tu pleures ? En même temps, heureuse coïncidence, j’ai eu connaissance d’un appel à candidatures sur le thème des Fêlures par le magazine photographique premièrexemplaire en vue de son prochain numéro.
Je vous partage ici un extrait de ma note d’intention. « Le dictionnaire nous dit qu’il s’agit d’une Fente étroite traversant l’épaisseur d’un objet suite à un choc sans qu’il y ait fragmentation.Je suis émue par l’aveu d’une fêlure. Pour la première fois. Une fois encore. Dans le dénuement, la confiance. Émue par la façon dont elle est assumée, transformée. Cela me fait penser au Kintsugi, cet art traditionnel japonais qui consiste à réparer des objets cassés, généralement des bols de céramique avec de l’or. La blessure du vase n’est plus cachée, jugée, mais rendue visible. Sa réparation magnifiée d’or rend l’objet encore plus précieux. De même à l’endroit dévoilé et si intime de la fêlure, l’autre est toujours beau. À cet endroit, il y a rencontre. Une épreuve peut nous fait entrer dans une histoire qui nous particularise et s’enrichit de la plus-value d’un dépassement en humanité. La fêlure c’est aussi une fente par où peut pénétrer la lumière, une respiration, de l’ouverture. Elle ouvre sur complexité de ressentis, désirs, espoirs qui nous rendent vivants.
À l’occasion de la sortie en mars 2026 du numéro 11 de premiermagazine, je vous partagerai un nouveau poste sur ce sujet. Et vous pourrez découvrir les dix photos dont l’une des miennes, sélectionnées par La petite Photo, galerie située à Toulouse et avec laquelle collabore Maëva Bénaiche, fondatrice du magazine.
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