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  • Viviane Cangeloni
  • 21 nov. 2025

 

Je venais de terminer un projet autour du féminin à partir d’une question pourquoi tu cries, pourquoi tu pleures ? En même temps, heureuse coïncidence, j’ai eu connaissance d’un appel à candidatures sur le thème des Fêlures par le magazine photographique premièrexemplaire en vue de son prochain numéro.


Je vous partage ici un extrait de ma note d’intention. « Le dictionnaire nous dit qu’il s’agit d’une Fente étroite traversant l’épaisseur d’un objet suite à un choc sans qu’il y ait fragmentation.Je suis émue par l’aveu d’une fêlure. Pour la première fois. Une fois encore. Dans le dénuement, la confiance. Émue par la façon dont elle est assumée, transformée. Cela me fait penser au Kintsugi, cet art traditionnel japonais qui consiste à réparer des objets cassés, généralement des bols de céramique avec de l’or. La blessure du vase n’est plus cachée, jugée, mais rendue visible. Sa réparation magnifiée d’or rend l’objet encore plus précieux. De même à l’endroit dévoilé et si intime de la fêlure, l’autre est toujours beau. À cet endroit, il y a rencontre. Une  épreuve peut nous fait entrer dans une histoire qui nous particularise et s’enrichit de la plus-value d’un dépassement en humanité. La fêlure c’est aussi une fente par où peut pénétrer la lumière, une respiration, de l’ouverture. Elle ouvre sur complexité de ressentis, désirs, espoirs qui nous rendent vivants.


À l’occasion de la sortie en mars 2026 du numéro 11 de premiermagazine, je vous partagerai un nouveau poste sur ce sujet. Et vous pourrez découvrir les dix photos dont l’une des miennes, sélectionnées par La petite Photo, galerie située à Toulouse et avec laquelle collabore Maëva Bénaiche, fondatrice du magazine.


lapetitephoto.fr · Instagrampremiereexemplairemag. Instagram




 
 
 
  • Viviane Cangeloni
  • 7 nov. 2025

 

En 2022-23, j’ai réalisé une vidéo de 24 min en revisitant à la lumière de notre actualité, l’ancien mythe grec de Déméter, déesse  de l’agriculture et des moissons. Avec un point de vue sur la terre et l'homme en devenir à l’heure de notre civilisation en mutation.Quand la crise devient collective, Le retour de Déméter interroge le devenir du corps de la terre, le corpus de notre civilisation et le futur de l’Homo Sapiens.


J’en reparle maintenant en 2025, suite à la découverte à la Fondation Luma à Arles du film Je suis les hymnes des nouveaux temples par Wael Shawky. Cet artiste contemporain égyptien explore les multiples facettes de récits historiques et mythologiques à travers différents médiums associés à la prise de vue cinématographique. Je me suis sentie immergée dans un univers ou réalité et imagination tissent une même toile au cœur de la métaphysique. Ce qui m’a touchée, c’est un réenchantement du monde à travers un récit d’origine plusieurs fois millénaire où le symbolisme est porteur de sens encore aujourd’hui. Ce qui m’a renforcée, c’est qu’un tel projet aussi ambitieux ait impliqué autant de solidarité de partenariats (la longueur du générique en témoigne), et trouvé les budgets et soutiens importants pour aboutir. Et que le public toujours libre de se lever lors de projections dans une salle d’exposition soit ici resté si attentif du début à la fin. Je me suis réjouie de cette réceptivité à la puissance du MYTHOS de l’imaginaire conjuguée au LOGOS de la raison.


© Viviane Cangeloni 06-11-2025






 
 
 
  • Viviane Cangeloni
  • 23 oct. 2025

 

Du 9 au 12 octobre 2025, s’est tenu à Bruxelles le Living-earth festival [1] proposant rencontres, ateliers, concerts, expositions, conférences pour explorer les interdépendances entre Être humain et Être des autres règnes : cosmique, minéral, végétal, bactérien, animal, humain. Mais aussi, entre point de vue scientifique et artistique.


Et oui, la montagne immobile bouge. Pas seulement dans notre imaginaire. C’est une structure dynamique vivante qui grandit ou s’affaisse en fonction de collision des plaques tectoniques, tandis que l’érosion influence son évolution au fil du temps selon un mouvement infime, mais permanent. Et ça fait du bruit. La montagne parle, elle gronde même ! Qui gronde dans la montagne ? La forêt africaine est habitée d’esprits autant que d’arbres. Que nous disent les arbres ? Notre corps héberge des bactéries par milliers qui nous permettent d’assimiler, d’excréter, de vivre. Et de rendre notre corps à la terre au jour dernier.


Cet Autre vivant d’un autre règne que nous observons comme un OBJET d’étude scientifique pourrait bien devenir SUJET au même titre qu’un autre être humain. Par l’imaginaire, le ressenti, l’intuition, l’art peut entrer en contact avec ces dimensions invisibles, inexplicables d’une altérité mystérieuse.


Telle est la recherche des artistes alors invité-e-s et notamment de la compagnie de danse Demestri+Lefeuvre[2] dont le spectacle s’est déroulé en parallèle de la conférence du microbiologiste François Renoz et sur un même plateau. Art et science se sont ainsi rencontrés en explorant le monde les Holobiontes [3]et notre relation au vivant par le prisme de l’interdépendance des espèces. La démarche approchée par les acteurs de ce festival renverse la position dominante et rationnelle de l’espèce humaine en tant que sujet sachant. Et ouvre sur un réenchantement d’une nature que nous avons inféodée par notre propre asservissement au scientifiquement vérifiable.


© Viviane Cangeloni 24-10-2025


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[3] Assemblage d’espèce hôte de microorganismes comme champignons, bactéries, algues… 






 
 
 

© 2025 - Viviane Cangeloni

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